IIe Colloque International de Manuscrits Littéraires Contemporains (San Millán de la Cogolla, 9-11 décembre 2009)10 décembre 2009Le fonds Alice Rivaz aux Archives littéraires suisses (ALS) : inventaire désormais en ligne23 janvier 2009Objectif BnF pour Francis Coplan23 janvier 2009Borges de retour à la Fondation Martin Bodmer de Genève22 janvier 2009La Mise en œuvre d’Almuth Grésillon26 juin 2008Le contrat (de travail) de Sylvain Rossignol26 juin 2008Boileau-Narcejac ou le polar à quatre mains26 juin 2008Fernando Pessoa : Cuaderno, papeles y remate22 décembre 2007Silvia Baron Supervielle au département des Manuscrits de la BnF20 décembre 2007El archivo Pessoa18 décembre 2007Création d’un réseau par le centre Archivos : les Archives Virtuelles Latino-Américaines16 décembre 2007Le Plaisir au dessin au Musée des Beaux Arts de Lyon16 décembre 2007Un DVD para los manuscritos de Manuel Puig1er juin 2007Manuscritos mexicanos en el Web1er juin 2007Steinbeck inedito all’asta1er juin 2007Quand l’architecte prend son temps…31 mai 2007Un nouvel institut de recherche a été tout récemment fondé à l’Université de Naples « L’Orientale », le CESET (Centro per lo Studio e l’Edizione dei Testi), dont l’ambitieux projet interdisciplinaire fait notamment référence aux travaux de l’ITEM. Le lancement officiel des activités du Centre a pris la forme d’un séminaire international, organisé en collaboration avec l’Istituto Italiano per gli Studi Filosofici, qui s’est tenu les 16 et 17 mars 2007. Intitulé Dall’argilla al silicio (From Clay to Silicon). Seminario internazionale sui testi e i loro supporti materiali, ce colloque rassemblait une vingtaine d’intervenants italiens et venus d’Allemagne, de France et du Royaume Uni, invités par Alberto Postigliola et Maria Teresa Giaveri. Les organisateurs souhaitaient ainsi attirer l’attention sur une problématique commune aux historiens de l’écriture et aux éditeurs de textes, qu’il s’agisse de corpus anciens ou modernes, orientaux ou occidentaux, – une question fondatrice aux yeux des codicologues et des anthropologues, mais inégalement reconnue par les philologues – et que l’écriture électronique rend éminemment actuelle : comment l’étude de l’écriture en tant que phénomène matériel modifie-t-elle notre appréhension du patrimoine écrit ? Il est indéniable qu’en s’interrogeant sur l’interaction des supports matériels avec la disposition graphique de l’écrit et le geste du scripteur, mais aussi avec les processus de textualisation et de déchiffrement, les spécialistes renouvellent leur approche des sceaux et tablettes cunéiformes ou de l’épigraphie antique au Proche Orient, des documents et stèles de la Chine ancienne ou des manuscrits médiévaux, voire des brouillons d’écrivains et des formes éditoriales modernes, ainsi que des pratiques rituelles observées par l’anthropologie. Chacun des intervenants avait nettement éprouvé le bénéfice d’une telle démarche au sein de sa propre discipline, par l’apport de données tant symboliques que techniques. Il restait à prouver que l’échange entre des domaines si divers, que la rencontre entre des méthodologies si variées pouvaient alimenter un débat ouvert et enrichir les perspectives de recherche : la rencontre de Naples l’a amplement confirmé, ouvrant la voie à des travaux à venir, marqués par une forte motivation interdisciplinaire, que le CESET se donne pour mission d’encourager. Signalons que parmi les informations portées à la connaissance des participants figurait l’annonce de la première parution de la revue Recto/Verso. Par Claire Bustarret |