IIe Colloque International de Manuscrits Littéraires Contemporains (San Millán de la Cogolla, 9-11 décembre 2009)10 décembre 2009Le fonds Alice Rivaz aux Archives littéraires suisses (ALS) : inventaire désormais en ligne23 janvier 2009Objectif BnF pour Francis Coplan23 janvier 2009Borges de retour à la Fondation Martin Bodmer de Genève22 janvier 2009La Mise en œuvre d’Almuth Grésillon26 juin 2008Le contrat (de travail) de Sylvain Rossignol26 juin 2008Boileau-Narcejac ou le polar à quatre mains26 juin 2008Fernando Pessoa : Cuaderno, papeles y remate22 décembre 2007Silvia Baron Supervielle au département des Manuscrits de la BnF20 décembre 2007El archivo Pessoa18 décembre 2007Création d’un réseau par le centre Archivos : les Archives Virtuelles Latino-Américaines16 décembre 2007Le Plaisir au dessin au Musée des Beaux Arts de Lyon16 décembre 2007Un DVD para los manuscritos de Manuel Puig1er juin 2007Manuscritos mexicanos en el Web1er juin 2007Steinbeck inedito all’asta1er juin 2007Quand l’architecte prend son temps…31 mai 2007
Deux décennies de critique génétique sont contenues dans ce livre (A. Grésillon, La Mise en Œuvre. Itinéraires génétiques, Paris, CNRS Éditions, 2008, 312 p.) dû à l’une des grandes figures de la discipline, Almuth Grésillon, auteure des incontournables Éléments de critique génétique (1994). La cohérence et la richesse de cette re-composition de diverses « pérégrinations » se manifestent dans les corpus extraordinaires choisis pour illustrer la méthode génétique : Flaubert, La Bête Humaine de Zola et son final étourdissant, Proust et ses « rhizomes ». Ces trois analyses majeures sont complétées par une étude – véritable modèle du genre – sur Supervielle, et par une enquête sur L’Ardoise de Ponge, enquête menée en toute subjectivité, avec la rigueur et la probité souriantes, volontiers didactiques, qui caractérisent les travaux d’Almuth Grésillon. Des ouvertures sont creusées vers la genèse théâtrale, et vers une critique génétique « sans brouillons », le tout étant mis en perspective avec l’idée d’ « accidents heureux », mystérieux points d’acmé de la genèse, et avec celle de « toupie » génétique, dans la stimulante coda du livre. Non sans sacrifier au débat devenu un peu redondant de la justification de la critique génétique face à ses détracteurs (ou en leur souvenir), Almuth Grésillon achève cet important volume en rappelant le paradoxe selon lequel la critique génétique est née du structuralisme – paradoxe de plus en plus frappant, à mesure que, manuscrits à l’appui, l’on découvre par-delà une structure unique et stable du texte l’immense pluralité de l’œuvre. Paradoxe de l’écriture, avant d’être un paradoxe de la recherche. par Nicolas Cavaillès |