El archivo Pessoa

18 décembre 2007

La Frontière, La Rive orientale, La Ligne et l’ombre, Le Pays de l’écriture, Une simple possibilité, La Forme intermédiaire... : ce sont quelques uns des ouvrages dont Silvia Baron Supervielle vient de confier généreusement les manuscrits préparatoires à la Bibliothèque nationale de France. Et ce sont autant de titres qui disent le lieu où se situe son œuvre. Entre les pays (puisque l’écrivain, née en 1934 à Buenos Aires, quitte l’Argentine pour s’installer à Paris dès 1961), entre les langues (sa langue d’écriture est le français, même si le travail de traduction d’espagnol en français et de français en espagnol se poursuit à côté de l’oeuvre de création). Entre les genres aussi, dans un va et vient entre poèmes et prose, essai et fiction. Un dialogue qu’éclairent les précieux documents conservés dans ce nouveau fonds manuscrit : qu’il s’agisse des textes de jeunesse écrits en espagnol, du jeu inépuisable des variantes des poèmes en français restés inédits, ou des cahiers préparatoires aux recueils de prose les plus récents emportés par le premier jet de l’écriture.

par Marie-Odile Germain